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Les samouraïs du shmup au Stunfest 2013
Interview d'avril 2013 / Le Wasshoi en Europe / GamesideShooting Vol.8

Avez-vous rencontré beaucoup de problèmes pour faire venir tout le monde en France ?

Jon : Eh bien de mon point de vue cela consistait à réunir des fonds. Nous avons commencé une campagne de collecte de fonds et sollicité des dons de personnes à l'étranger.

Pikachu : Il y a une grosse différence culturelle là-dessus, ce n’est pas au Japon que l’on serait en mesure de faire ce genre de choses. Regardez le Stunfest qui est là grâce à la bonne volonté de ses participants.

TAC : Oui, le tout m’a donné l'impression d’une organisation sur un modèle participatif.

Jon : La raison à cela émane du fait qu’à l'étranger, les game centers ont quasi-disparus. Au Japon, il y a encore beaucoup de ces lieux où les joueurs peuvent se réunir. À l'étranger ils se sont évaporés en l’espace de dix ans, dorénavant on cherche à les recréer par nos propres moyens.

TAC : Le Stunfest a eu lieu dans le gymnase d’un collège. La zone a été divisée en deux parties, l’une dédiée aux jeux de combats et l'autre moitié où se tenait la scène où nous étions, ainsi que des stands consoles où les festivaliers pouvaient s’essayer au jeu. J’ai entendu dire que presque tous les jeux étaient japonais.

Pikachu : Cette espace entier c’était un peu comme "Cool Japan" (rires). Les gens étaient amicaux et venaient nous parler simplement parce que nous étions japonais, ce qui était agréable.

TAC : En dehors même des jeux, beaucoup de ces gens là-bas étaient à fond dans le Japon.



J’ai cru comprendre qu’il y avait beaucoup de PCB et de bornes comme dans une salle d’arcade japonaise.

Pikachu : Cela m'a vraiment surpris.

TAC : Il y avait ce gars en France nommé James, qui est un gros passionné de bornes. Il les a toutes prêtées pour la scène superplay et la zone de freeplay. Sur les 500 bornes qui composent sa collection, il en compte environ 300 en mauvais état qu’il répare une à une par ses propres moyens. On peut voir à quel point il est fou de ses bornes (rires).

Pikachu : Apparemment il les a stockées dans une étable (rires).

TAC : Nous avions apporté nos propres sticks en venant. J'ai pris un stick Sanwa mais James m'a dit "Je suis un fan de Seimitsu donc aucune des mes bornes n’est compatible avec du Sanwa*.", alors que l’on m'avait assuré que ça pourrait fonctionner avec du Sanwa (rires). J‘étais assez stressé par la tournure que prenaient les événements. En fin de compte j'ai emprunté le stick Seimitsu de NAK.

(*) Sanwa et Seimitsu sont les deux principaux fabricants de sticks au Japon. On dit souvent du matériel Sanwa qu’il est plus souple et guère adapté pour les shmups mais ceci ne dépend finalement que de préférences personnelles, comme en attestent les nombreux records du monde de Clover-TAC. Malheureusement, les deux sticks n’utilisent pas les mêmes plaques de montage et donc le changement d’interface n’est pas immédiat.




Ça doit être tout de même étrange un français parler du matériel Seimitsu et Sanwa (rires).

TAC : Après avoir joué sur scène, James est venu vers moi avec un large sourire au visage, un peu comme s’il disait "Alors comment était-ce ? Le Seimitsu c’était bon, hein ?" (Rires).


Mushihimesama Futari Black Label bénéficie d’un portage sur Xbox 360, mais lors du Stunfest seul DDP Saidaioujou était disponible en PCB. Et il l’avait ?

TAC : J'ai entendu dire qu’il n'y avait actuellement que deux exemplaires dans toute la France. Un collectionneur de PCB nommé Philippe (Cormano) nous l’a prêté.


Le Stunfest a duré trois jours avec deux runs pour chacun. Etait-t-il difficile d’être concentré pendant aussi longtemps ?

TAC : Je suis habitué à ce genre situation à la "marche ou crève" lors d’événements japonais, j’étais donc préparé. Kamui et NAK, qui ont tous les deux joué dès le premier jour, ont eu beaucoup plus de pression car nous n'avions absolument aucune idée de la façon dont la foule réagirait.


Mais une fois que ça débutait, la foule était vraiment dedans.

TAC : NAK et Kamui ont présenté des parties de grande qualité. Grâce aux retours électriques de  la foule, j’ai été le lendemain en mesure d’affronter le jeu en toute sérénité. J'ai même reçu une standing ovation après ça. Il n’y a pas de mots pour exprimer cette émotion…

Pikachu : Cette fois au Stunfest, j'ai pu me rendre compte des choses exclusivement du point de vue des festivaliers. J’étais curieux de voir comment réagirait la foule lors de l’évènement, mais j’ai aussi pensé sur le moment que le travail des commentateurs sur les superplays était tout simplement incroyable.  J’ai noté que le son du jeu était très faible de telle manière à donner priorité à la voix du commentateur. Encore un cran au-dessus venaient s’ajouter les applaudissements et les acclamations du public. La dernière place était attribuée à l’OST qui peinait à s’imposer…

TAC : Vous pouviez à peine entendre la musique depuis la place de spectateurs mais dés la deuxième journée ils l’ont ajustée.

Pikachu : Personnellement, je pense que le charme des shmups vient de la façon dont le jeu et la musique se synchronisent. C’est pourquoi au Wasshoi ont met toujours le volume à fond. Mais ici en France, on accorde beaucoup  plus d’importance à l'information donnée vis-à-vis du public durant les superplays. Le style de présentation est complètement à l’opposé.



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